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Rapport des médias au pouvoir: L’impact des sondages sur les élections présidentielles, et sur notre démocratie

Publié le par Yanis voyance

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Le fait d'actualité:

Sitôt les premières estimations connues, les sondages du 2nd tour allaient déjà bon train. On a même pas eu le temps de se remettre de ses émotions du 1ère tour, et déjà on évoque le jour d'après. Si bien que les médias parlent déjà de François Hollande comme de notre prochain président de la République, alors que le second tour n'a pas encore eu lieue. Ah les journalistes!!! Je ne vais peut être pas me faire beaucoup d'amis dans la profession. Mais au delà de ne pas nous laisser le temps de vivre et apprécier l'instant présent, à l'instar de notre monde qui va toujours plus vite, c'est aussi des champions du monde du retournement de veste.

Dire qu'il n'y a pas si longtemps que ça , François Hollande n’arrêtait pas d’en prendre pour son grade. Que n’a-t-on pas entendu sur le candidat socialiste par l’effet de loupe habituel des médias se focalisant sur les petites phrases prononcées autant par ses adversaires d'hier et d'aujourd'hui, que par ses propres alliés d’aujourd’hui, qui était hier ses concurrents. Je pense forcément au fameux "quand c’est flou c’est qu’il y a un loup" de Martine Aubry pendant le 2e tour des primaires citoyennes, "le capitaine de pédalo" de Jean-Luc Mélenchon, "le Babar" de Luc Châtel et "l'anguille" de Jean-François Copé. J’en oublie sans doute. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas été épargné par les noms d’oiseaux, surtout depuis qu’il est le candidat de la gauche. Tout cela a eu l’effet d’occulter les débats de fond dont à l'arrivée des courses, les observateurs et autres journalistes le déplorent eux même, alors qu'ils en ont été les propres artisans. 

Mais comme par enchantement depuis une dizaine de jour avant le premier tour du scrutin présidentielle, les médias nous jouent une nouvelle partition plus mélodieuse, et plus élogieuse pour le candidat socialiste. Comme d’un commun accord les journalistes l‘ont tout à coup parachuté dans le costume du futur président. Ce même costume qui paraissant trop large il y a deux semaine à peine pour un François Hollande qui avait pourtant suivi un régime draconien, pour pouvoir rentrer dedans. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette absurde versatilité de la machine médiatique n’a pas échappé aux guignols de l’info. C'est que les capitaines qui font la pluie et le beau temps, ces créateurs de tempêtes médiatiques parfois à partir d’un verre d’eau commencent à sentir le vent tourner. Leur boussole ou leur oracle à eux, c'est leur sacro-saint sondages et enquêtes d‘opinion. A force d’essayer d’influencer le vote des électeurs en publiant depuis des mois des 54/46 pour le président du Conseil Général de Corrèze au second tour. Ils finissent eux même par le croire.

Nicolas Sarkozy quant à lui joue la carte de l’indignation face à ce récent parti pris évident des journalistes contre lui. C'est après tout de bonne guerre comme tactique politicienne, surtout quand on est dos au mur, et que les chances de victoires n'ont jamais été aussi mince. Ca fait toujours bien de bâcher les médias, et de se poser dans le même temps paradoxalement en victime. Le candidat UMP nous la joue à la Henri Fonda qui interprétait le rôle de Jack Beauregard face à la horde sauvage dans le western de Sergio Leone: "mon nom est personne". C'est je dois dire son jeu d'acteur favoris, le seul contre tous surtout quand on se présente comme le candidat du peuple et de l’ antisystème, et qu’on appelle de ses vœux la majorité silencieuse, les abstentionnistes. C'est un moyen efficace pour l'aider à rempiler pour un 2e quinquennat. Les français ont généralement beaucoup de sympathie pour les "petits". Un comble pour un président omniprésent dans les médias. Il n’a jamais autant incarné les puissants et le système puisqu’il les a tantôt charmé au début de son mandat, tantôt dirigé d’une main de fer. Il l'a bien eu avec lui son par terre de journalistes pourtant depuis qu'il était ministre de l'intérieur, et je ne parle pas des 5ans qui viennent de s'écouler. 10 ans déjà! Mais il l'a tellement maltraitée la partie de ce corps intermédiaire dont on entend tant parlé en ce moment, qu'au bout d'un moment il est normal qu'il rende gorge et se retourne contre lui!!! C’est pour cela qu'on ne peut que sourire lorsque on entend certains journalistes politiques pro-Sarko qui parlent de Sarko-Baching pendant tout le quinquennat.

Fort heureusement quand même on a la chance d' avoir une autre catégorie de journalistes. Celle là est à mon sens très courageuse avec une conscience professionnelle exemplaires. Ils sont capable de relayer l'information le plus impartialement possible, depuis les coins les plus reculés et les plus dangereux du monde. Le coin le plus dangereux est contrairement à ce que l'on peut penser, pas toujours celui qu’on croit. Ce lieu prend parfois la forme d’un plateau tv comme celui où officiait jadis  Guy Lagache anciennement animateur d’M6. Contrairement à ce qu’a insinué Eric Besson lors de sa volte face télévisuelle quand le journaliste l’a malmenée une fois n’est pas coutume sur la question épineuse du traitement des déchets nucléaires, et la sécurité dans les centrales. Le ministre de l’Industrie a prétendu pour justifier son départ inopiné du plateau, que le journaliste avait ce soir là troqué sa carte presse contre une carte de militant de gauche. Or j’ai bien regardé la séquence, et surtout celle d’avant. Nicolas Hulot était de la même manière chahuté et poussé dans ses derniers retranchement par le journaliste ce soir là décidément très offensif . Il lui a posé des questions très pertinentes et dérangeantes sur les thèses écologiques. Le type d’interrogations qu’auraient posé les adversaires de l’écologie, comme savent le faire très souvent Eric Besson et le clan UMP.L’ancien animateur de TF1 n’a pas quitté le plateau tv pour autant. Par contre quelque temps après on lit dans la presse, que l’animateur d’M6 quittait lui bel et bien de sa propre initiative la chaîne, après 15ans de bon et loyaux services. Départ voulu ou fortement suggéré par le pouvoir en place? C’est bien connu, c’est toujours les meilleurs qui s’en vont. Je ne dis pas tout cela uniquement pour venir contrebalancer et tempérer la critique que je viens de formuler à l'égard de la profession dans le paragraphe précédent. Je ne cherche tout simplement pas à faire un amalgame et un procès d'intention à l‘encontre de toute la profession. J’essaye bien au contraire de faire la part des choses, il y a comme partout de bons et de mauvais journalistes. Et je suis le premier friand d'information, et me délecte toujours à l'idée d'en avoir la primeur.

Mais quand même, il faudra vraiment qu'un jour un président digne de ce nom rompe avec les pratiques d'un autre âge et nous fasse passer au XXIe siècle, en se saisissant notamment de cette question de l'indépendance réelle des médias à l'égard du pouvoir pour opérer une réelle séparation entre cette composante essentielle de l’information et de la vie démocratique, avec les puissants et le pouvoir en place. A mon avis ce n'est pas demain la veille surtout si Nicolas Sarkozy est réélu, il parle déjà de réforme sur l'égalité du temps de parole pendant la campagne. Il n'a pas supporté qu'un Jacques Cheminade "petit candidat" qui parle de la planète Mars, ait le même temps de parole que lui. Une fois de plus le président candidat sortant a été condescendant, en insinuant que ce candidat n’avait pas la même légitimité que lui sous ce prétexte. C'est vrai que la candidature de cet homme politique plutôt atypique détonnait tout comme celle d'un Philippe Poutou. Et en même temps j'ai bien lu leurs programmes respectifs,  ils disaient tous deux des choses pertinentes concernant la réforme du monde de la finance ou les inégalités dans ce pays. Quand aux solutions a apporter, on peut ne pas être d’accord, et penser qu'elles sont irréalistes, voir utopiques. Mais c'est aussi cela la démocratie accepter ce droit à la différence. Accepter la contradiction et faire en sorte que même si on est pas d’accord avec des opinions divergentes, on mette tout en oeuvre pour qu’elles aient encore le droit de s’exprimer. Il m'a semblé que si ces candidatures, et les propositions présentées par ces candidats étaient originales, elles n'en étaient pas moins absurdes. Le candidat dissident n’avait-il pas obtenu les précieux 500 parrainages? N’avait il pas évoqué dès 1995 le Krach Boursier et la désintégration du système financier que notre économie est en train de subir. Se priver de l’expression de ces candidats aux idées iconoclastes, serait vraiment dramatique pour notre pays. On y va malheureusement tout droit quand je vois le faible score des « candidats aux moyens limités », aucun n’a passé la barre des 5%. Très certainement à cause de la conjoncture qui met beaucoup en avant le pragmatisme plutôt que la créativité. Mais aussi parce que ce rouleau compresseur que représente les médias fait tout pour dénaturer quand ce n‘est pas dénigrer la parole du candidat. Je ne parle même pas de ce matraquage sondagier incessant. Pas étonnant que ce type de candidat est en voie d'instinction, il dispose de moins d’espace qu'auparavant, mais surtout moins de crédit au moment du scrutin.

Pour les amateurs de football ce procédé pourrait être comparé à un avantage particulier qui serait donné aux grosses cylindrés de la ligue 1 comme l'Olympique Lyonnais, lorsqu'elle rencontre un "petit poucet" comme Quevilly ce soir en coupe de France, cela dénaturerait complètement les vertues du sport fondées sur la vérité du terrain. Tout comme dans la vie, ou en politique il n'y a rien de telle que les convictions, l'authenticité. Quand on voit la manière dont les gens ont voté au premier tour. Il y a de quoi se poser des questions. Hormis le vote Le Pen qui est à mon sens un vote à la fois de contestation, et aussi pour certains un vote d'adhésion. Pour le reste ce scrutin a eu un résultat très conforme à ce qu'indiquait les sondages. On ne mesurera que dans quelques temps l'impact néfaste de ce bombardement d’ enquêtes d'opinion. Pas moins de 250 depuis le début de la campagne, du jamais vue dans une élection présidentielle. C’est la solution de facilité aussi pour les journalistes, ça leur évite de parler du fond. L' effet pervers c'est que c'est dévastateur sur l'expression de la volonté politique du peuple. Et tôt ou tard cette expression qui n'a pas pu s'exprimer démocratiquement et pacifiquement dans les urnes, s'exprimera dans la rue. Rendez-vous fin d'année 2012 et dans les années futures pour en discuter.

 

  

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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astroemail 04/05/2012 10:37


Votre commentaire devient plus intéressant dans la seconde moitié de votre texte.Sand diminuer le plaisir de vous lire. Vous devriez creuser le sujet plus avant, au regard des configurations.Vous
observerez alors que le recours aux sondages, et au matraquage de l'opinion s'inscrivait dans le contexte de la longue opposition Mars Neptune, ayant débuté lors de l'ingrés de Mars en Vierge le
11 novembre 2011. En résumé il y a eu une "stratégie" conduite objectivement pat le système UMPS afin de retourner les intentions des électeurs. Reportez-vous ensuite aux études parues le
lendemain du 22 avril 2012, sur les objectifs poursuivis, que se résument ainsi, mesures officielles à l'appui et vérifiables : 50% des électeurs ont changé d'opinion dans leurs choix en 6 mois,
et 24,9% en plus dans les 15 jours avant le 1er tour. CUMULEZ les chiffres et vous aurez la preuve du lavage de cerveaux auquel l'UMPS s'est livré "démocratiquement". Rarement une election
présidentielle n'aura été manipulée comme celle de 2012. Cette affirmation résulte des études publiées de mediascopie.


L'astrologue était en  mesure de relever cette action, reportez-vous  l'indication de transit donnée au début de ce billet. Il était en revanche mal outillé pour en mesurer les effets.
Pour l'apprécier raisonnez en vidant votre mental des termes jargonesques de l'astrologie de type "affligée,dissonant" et autre. Ne voyez que l'action. Mars en Vierge =l'action au service d'une
façon de penser, d'une méthodologie. Et votre vision en sera plus claire.


 


Continuez à écrire, je vous y encourage.


 

Yanis voyance 05/05/2012 03:34



C'est déjà plus intéressant comme critique, non pas parce que votre commentaire démarre de manière plus positive que le précédent, mais parce que vous apportez ici une réelle plus value. J'avais
exceptionnellement choisi dans cet article de ne pas faire de lien avec l'astrologie cette fois, mais puisque vous l'évoquez c'est effectivement très juste.