Les sondages oracles des temps modernes créant des prédictions auto-réalisatrices ont-ils fait leur temps?

Publié le 19 Avril 2017

Le fait d'actualité

Depuis le début de cette campagne électorale , il n' y a pas un jour qui se soit écoulé, sans que des questions relatives aux enquêtes d'opinion, ne fusent.

Pourquoi avez vous fait telle prévision, alors que les sondages nous indiquent une tendance inverse.  Sont-ils vrais? Reflètent-ils réellement la réalité de ce que pensent les citoyens français à l'instant T?

Leurs résultats énoncés à grand renfort médiatique vont- ils se traduire dans les urnes?

Plusieurs lecteurs du blog, que je remercie, m'ont informés de la diffusion récente d'une émission télévisée sur France 2 "Envoyé Spécial" consacrée aux secrets des sondages. Ce programme a semble t-il  répondu pour partie aux attentes de nombreux concitoyens qui s'interrogent légitimement sur la véracité des sondages surtout après les échecs cuisants des Référendum Grec, du Brexit, ou encore de l'élection de Donald Trump, ou de François Fillon à la primaire que ces oracles des temps modernes n'ont pas su voir venir.

Si des sondages réalisés avec sérieux et dans les règles de l'art ne peuvent pas tout prévoir, il existe en revanche d'autres techniques assez sophistiquées et beaucoup plus opérantes qui ont semble t-il prouvé leur grande efficacité en prédisant les évènements que les sondages classiques n'ont pas su prévoir. 

Ce sont d'ailleurs vous mes chers lecteurs qui me les avez fait découvrir pour parti, et une fois encore je vous en remercie.

Grâce à vous, notre expérience démarrée il y a maintenant 6 ans s'enrichi de vos apports, vos trouvailles qui nous permettent de mieux comprendre encore les enjeux.

Les études des big data, et  autres mesures des poids numériques des réseaux sociaux et du web de la présidentielle, viennent  contrebalancer les traditionnels sacro-saints sondages.

La société canadienne Filtéris vient par exemple de publier il y a quelques heures que le candidat des républicains finirait très fort la campagne puisqu'il serait autour de 22,60 pts, devant Marine Le Pen à 21,96 pts, Jean-Luc Mélenchon 19,91 pts, et Emmanuel Macron à 19,65 pts.

Dans la même lignée le magazine Le point vient de publier une étude réalisée par cinq étudiants de l'école Télécom Paris Tech qui ont utilisé le big data, les réseaux sociaux et sondages pour prédire un duel Le Pen-Fillon au second tour. Toutes ces techniques si elles se vérifiaient dimanche le soir au moment où l'on lèvera le voile sur ce scrutin qui aura été très incertain jusqu'au bout, viendrait donc confirmer nos prévisions réalisées avec nos oracles à nous, les cartes du ciel astrologiques des candidats, et également nos intuitions, les tirages de carte...

Un chercheur du CNRS, Serge Galam l'homme qui a prédit l'élection du Brexit, de Trump et de François Fillon a recours à la physique pour parvenir au même résultat. Il prévient cependant que pour la première fois au second tour Marine Le Pen a une chance de gagner selon un taux d'abstention différencié (voir la vidéo).

D'autres internautes vont plus loin en démontrant que la grosse surprise du 1er tour pourrait être qu'il n'y ait pas de second tour, car Marine Le Pen ferait plus de 50%.

Ils se basent sur l'idée pas complètement saugrenue des votes cachés du panel qui mentirait sciemment au sondeur, car le vote FN serait encore considéré à leur yeux, malgré la libération de la parole sur ce sujet un vote honteux.  

Nous autres astrologues, nous retrouvons effectivement cette année un thème de Marine Le Pen très fortement et bien aspectés le soir du 1er et 2e tour.  Si nous avons prévu sur ce blog une surprise dans l'ordre d'arrivée du scrutin, et une candidate du FN très haute, nous voyons bien un second tour entre Marine Le Pen et François Fillon.

Je vous renvoi à nos précédentes publications, avec cependant une surprise de taille cela concerne l'un des "candidats présentés comme modeste".

 Nous nous donnons rendez-vous pour le debrief  de l'après premier tour.

Pour l'heure il me paraissait important de faire un retour en arrière sur les évènements pour comprendre, comment des instituts de sondages classiques ont pu régner sans partage pendant plusieurs décennies, et comment grâce à ces nouvelles techniques de prévisions, mais surtout aux nouveaux comportements des électeurs nous sommes en train d'assister au début de la fin des sondages tyranniques.

C'est en ce sens que le 12 novembre dernier dans mes prévisions et prédictions annuelles 2017, j'avais indiqué clairement: "Les instituts de sondage et grands médias qui étaient devenus ces dernières années les nouveaux oracles des temps modernes créent artificiellement des prédictions auto-réalisatrices auront fait leur temps. Les enquêtes d’opinion incessantes et orientées avaient depuis trop longtemps faussés le jeu démocratique et galvaudés la réalité de ce que pensent réellement l’opinion publique française, mais également les peuples de la plupart  des démocraties occidentales. On ne bourrait plus les urnes comme au bon vieux temps pour arranger les résultats, mais on aura conditionné pendant des années les consciences à gros coup de renfort médiatique, pour favoriser un, ou plusieurs candidats du sérail, garants de la préservation d’acquis favorable à une certaine élite déjà au pouvoir.  

Je vais si vous le permettez vous faire partager un retour d'expérience toujours agrémentés de preuves dénichées dans la presse, les vidéos, et autres  déclarations de personnalités publiques qui viendront étayer mon argumentaire.

Comme d'habitude si nous pouvons apporter quelques éléments d'explication astrologique pour les passionnés nous le ferons.

Mais je dirai que pour cette fois l'essentiel est ailleurs. Ce post a surtout pour objet de vraiment réveiller les consciences pour qu'une part de plus en plus importante de nos compatriotes  ne se laissent  plus duper comme ce fût le cas depuis tant d'année. Nos égarements  nous a pour partie amené collectivement dans la situation inextricable que nous vivons en ce moment.

 

 

Mais revenons tout d'abord quelques  instants sur  la définition de ce qu'est un sondage d'opinion classique.

C'est une méthode statistique qui cherche à évaluer les proportions de différentes caractéristiques d'une population, mais à partir de l'étude d'une partie de cette population représentative, appelée échantillon.

Cet outil est sensé prendre le pouls de l'opinion public, pour savoir ce que pensent nos compatriotes sur un sujet précis.

Même s'il est décrié à juste titre en ce moment, l'instrument a tout de même son utilité à partir du moment où il est construit avec rigueur, et mis au service de l'intérêt général pour mieux cerner les besoins de la population.

Le croisement de toutes ces données, permets en théorie d'établir des modèles économiques, sociologiques pour aider nos pouvoirs publics à mieux orienter leur action politique dans l'intérêt général. Voici d'ailleurs ci-dessous un dossier pour les étudiants en sociologie, ou sciences politiques pour vous aider à réaliser à votre niveau votre propre enquête d'opinion.

 

Malheureusement avec le temps, cet outil a été détourné de son but originel, surtout depuis qu'il a trouvé une application à nos élections. 

Et que dans le même temps, le monde de la finance en a fait un business hautement lucratif qui au passage permet de « détourner » légalement une partie de nos deniers publics.

Il suffit de voir combien les exécutifs de ces dernières années ont commandé des sondages avec l’argent du contribuable. Cela se chiffre en millions d’€ !

C’est cette relation incestueuse entre politique au pouvoir, institut de sondages et médias qui a fortement contribué à dévoyer notre démocratie.

Normalement, le principe de base d'une élection qu'elle soit locale ou nationale, repose sur un choix réalisé au moyen d'un suffrage c'est à dire un vote qui exprime l' approbation en direction d'une question (s'il s'agit d'une consultation référendaire), d'un candidat, ou d'une liste de candidats auxquels toutes les personnes disposant du droit de vote, autrement dit le corps électoral, sont appelées à participer.

Ce choix est fondamental puisqu'il traduit l'expression du peuple qui est l'apanage de la souveraineté d’une nation.

Normalement dans une démocratie digne de ce nom, le scrutin s'effectue à bulletin secret.

Le vote à bulletin secret est une méthode dans laquelle le choix du votant à une élection ou à un référendum est anonyme.

L'intérêt de l'anonymat est essentiel, puisqu'il garantie la démocratie réelle en soustrayant chaque votant à l'influence d'un individu ou du groupe. C'est la raison pour laquelle l'exigence du vote à bulletin secret est un principe non négociable.

De même qu'il est nominatif et unique, la procuration en cas d'empêchement est obligatoire, et délivrée par une instance officielle comme un tribunal, une mairie ou un commissariat. Cela vous permet le jour de l'élection même en étant absent de vous faire représenter et voter.

 Le côté nominatif et l'inscription préalable sur une liste électorale, avec émargement le jour du scrutin est sensé être une autre garantie de la sureté et la validité du scrutin.

Des assesseurs et autres représentants des différentes forces politiques incarnées par les candidats ou parfois par des partis neutres (délégués de l'ONU dans les pays où il y a des doutes sur la garantie de l'expression démocratique à tous les étages) sont généralement déployés pour s'assurer que ces règles élémentaires soient respectées.

Cela évite les élections tronquées par le traditionnel bourrage des urnes, comme cela se pratique encore allègrement dans certains régimes autoritaires.

Dans ces cas là, les dés électoraux sont donc pipés à l'avance, et ne servent finalement qu'à avaliser un pouvoir autocratique, tyrannique voir totalitaire d'un chef ou d'un petit groupe. (Caste, oligarchie, ploutocratie) déjà très fort.

En France, hormis quelques soupçons plus que prononcés de bourrages d'urne dans des élections de partis politiques français comme en 2008 congrès de Reims du PS, ou en 2012 celui de l'UMP (ex-Les Républicains) pour les plus récents, le scrutin à proprement parlé s'est toujours réalisé en tout cas jusqu'à aujourd'hui dans des conditions normales sur notre territoire.

Encore que ces dernières heures ont laissé fuiter une information qui laisse perplexe. Plusieurs magazines ont révélés que 500 000 cartes d'électeurs auraient été distribuées en doublons.

Cette irrégularité pourrait fausser le résultat du scrutin, surtout en cas de résultat serré,  d'autant que l'erreur est irrécupérable.

Va t-on devoir vivre sur notre territoire, une élection à l'américaine version 2000 où Georges Bush avait bénéficié d'un recomptage sur l'élection à la maison blanche plus que suspect.

Enfin on a appris que deux terroristes projetaient un attentat  pour le jour du scrutin. La presse et les médias nous apprennent en effet que François Fillon aurait été le principal visé dans cette préparation macabre. 

Si l'on ne doute pas un seul instant que la menace terroriste plane sur notre pays et sur l'un des candidats qui portent un projet politique destiné justement à éradiquer ce terrible fléau.

Cette nouvelle donne va forcément influencée d'une manière ou d'une autre le résultat du scrutin. Nous avions évoqué cette possibilité dans nos publications passées, merci à celles et ceux qui l'ont rappelés dans vos commentaires.

Certains parlent d'un false flag! Cet attentat déjoué, serait-il en fin de compte un moyen de réhabiliter le soldat Fillon après l'avoir bien dézingué pendant des semaines dans tous les médias et la presse. 

Cet une hypothèse que je n'exclue pas non plus! Sachant l'effondrement du candidat Macron, le seul recours du système vers François Fillon pour garantir le peu de construction européenne restant, était inéluctable, mais comment faire passer la pilule à nos concitoyens pour qu'ils acceptent une fois de plus de jouer le jeu du front républicain au 2e tour, après l'avoir lapidé sur le mûr du tribunal médiatique, et traîné dans la boue !

Quoiqu'il en soit, le soir du 23 avril 2017 à 20h, le climat sera explosif, comme il l'est du reste dans le monde entier.

On remarque une étroite synchronicité  entre les différents attentats perpétrés, au Royaume-Uni, en Russie, en Suède, les échauffourées et incidents très graves qui ont émaillé les rencontres de football Dortmund-Monaco, et Bastia-Lyon.  

Le soir du scrutin la tension sera à son paroxysme, avec Mars  (Dieu de la guerre) qui amorce dans les prochaines heures son transit en Gémeaux, le signe de la presse, de la communication, mais aussi du sport, des jeux.

Ce signe est aussi celui de l'ascendant de notre Ve République. Mars prendra en tenaille la Lune et Vénus en Poisson pour activer le cycle de Saturne/Neptune (cette influence nous parle autant de magouille possible, de manipulation, que de nouveaux incidents types terroristes, à moins qu'il ne s'agisse que d'une psychose qui peut jouer in fine sur le résultat du scrutin...

Neptune ayant un rapport direct avec l'illusion, mais aussi nous l'avons dit de la désillusion de certains candidats, de leur soutien, sympathisants et électeurs...voir nos précédentes publication).

Et en simultanée nous aurons une valorisation sur l'axe ascendant-descendant du cycle Jupiter/Uranus. Mercure maître du Gémeaux montre le votre de colère et de défiance. Tandis que Jupiter/Uranus la méga surprise, et l'effet de sidération.

Carte du ciel du 23 avril 2017 à 20h à Paris

Soir du 1er tour du scrutin de l'élection présidentielle 2017

 

Pour en revenir à notre propos sur les garanties, de la  pleine démocratie, l'accès égalitaire des candidats à la presse et aux médias est très important.

De même que l'égalité dans les moyens budgétaires alloués pour faire campagne. Or c'est déjà là où le bas blesse en France puisqu'une distinction est faite entre les "petits ou grands candidats" alors que notre constitution reconnaît des candidats.

Tous pourtant ne disposent pas des mêmes chances de se faire élire, à cause des différences considérables des moyens financiers pour faire campagne. L'argent est en effet le nerf de la guerre qui permet de communiquer et porter leur message auprès des potentiels électeurs.

L'autre volet non des moindre, c'est la différence d' accès aux mass média et aux espaces presses dans les mêmes proportions.

Le conseil supérieur de l'audiovisuel par exemple ne reconnaît qu'une stricte égalité du temps de parole uniquement pendant une période très courte de la campagne électorale officielle, pour ne pas dire trop courte. Celle-ci  ne donne pas le temps aux candidats inconnus qui pourraient être valable, et permettre un renouvellement de la vie publique de se faire connaître ainsi que leurs idées  auprès des électeurs.

Pour cette élection présidentielle 2017, la campagne officielle n'a débuté qu'à partir du 10 avril et se fini déjà le 21 avril. Avant cette période le temps de parole accordé serait selon la définition du CSA équitable, alors qu'en réalité, il est pondéré selon la proportionnalité des résultats aux dernières élections.

Or si vous examinez à la loupe l'ensemble des candidats, certains bien que se présentant pour la première fois devant des électeurs, et qu'ils n'ont pas de résultats probants électoraux à faire valoir, bénéficient paradoxalement d' une couverture médiatique faramineuse. A l'inverse d'autres qui ont déjà participé à des scrutins sont mis en minorité.

La presse, et les journalistes pendant les entretiens sont par ailleurs sensés respecter la charte de déontologie et de l'éthique inhérente à leur profession pour garder la neutralité dans leur questionnement. Ou alors si ce sont des journalistes politisés ils doivent se faire connaître officiellement et leur temps de parole devrait être décompté comme soutien.

Par ailleurs, il a été prouvé  que plus un candidat passe à la télévision, et plus il a de chance d'être élu.

Il est en effet très facile comme cela se fait dans notre démocratie plus qu'imparfaite de donner l'illusion d'une démocratie, en présentant des challengers avec un temps de parole et passage tv suffisant pour faire croire à une pluralité des opinions, mais largement insuffisant pour jamais les faire élire.

C'est ce qui s'est passé depuis des décennies. Alexis de Tocqueville considéré comme le prophète de la démocratie despotique l'avait de son temps théorisé en parlant l’égalité des conditions, constitutive de la démocratie, fait naître la « tyrannie de la majorité » et « l’amour des jouissances matérielles », deux menaces pour la liberté et la responsabilité politique du citoyen.

 

 

La liberté de la presse et des médias considérés comme le 4e pouvoir, est primordiale pour garantir une démocratie pleine et entière ce qui devrait être le cas puisque nous sommes  déjà à la fin de la première décennie de ce XXIe siècle et plus au temps de Tocqueville qui a officié au XIXe siècle.

Et pourtant qu'apprends t-on? Selon Reporter Sans Frontière la Presse Française serait désormais classée au 45e rang mondial loin derrière la Finlande 1ère, Pays-Bas 2e, Norvège 3e, Danemark 4e, Costa Rica 6e, Jamaïque 10e, derrière le Burkina Faso 42e, ou l'Afrique du Sud 39e;

Et après cela on entend des journalistes à la télévision sans vergogne oser nous dire que si on attaque la presse, c'est une atteinte à la démocratie, n'est-ce pas une vaste plaisanterie?

Enfin pour couronner le tout, les avalanches de d'enquêtes d'opinion sont venus encore plus biaisés la perception que le citoyen peut avoir de la politique et d'un candidat.

Avant et encore aujourd'hui dans certains pays, on bourre les urnes, mais désormais ce sont les crânes que l'ont a  bourré pendant toutes ces années.

Ce matraquage sondagier incessant a fini à la longue par complètement dévoyer le principe du secret en réalité.

Le nombre conséquent de sondages produits, appuyés par des commentaires plus que douteux de nombreux éditorialistes, prétend parler au nom du peuple français, et dire au citoyen qui écoute ce que ses compatriotes sont sensés penser.

Ces messages sont très loin d'être neutre, puisque lorsqu'on regarde qui commande les sondages, comment ils sont fabriquer, ont peut penser qu'ils trahissent d'une certaine manière le secret du vote dans l'isoloir en faisant parler de façon complètement tronquée l'ensemble des citoyens avant l'heure.

Comment ne pas douter de la fiabilité des sondages quand on sait qu'une poignée de riche milliardaires s'est progressivement arrogée l'ensemble des organes de presse, et des instituts de sondages.

Ces collusions avec le système-médiatico politique correspond nous en avions déjà fait le lien dans d'autres posts au cycle d'Uranus/Pluton (Bélier-Capricorne) en dissonance depuis 2011,qui est le cycle faux jumeaux de celui des années 30 Uranus/Pluton (Bélier-Cancer).

Si ce dernier rappelle les heures les plus sombres, où la propagande et la dictature de l'information régnaient par la terreur militaire, transposée à notre époque, et au sujet qui nous concerne, les enquêtes d'opinion, compte tenu de toutes les défaillances que l'on vient d'énumérer, on peut raisonnablement estimer que nous sommes dans une tyrannie des médias et des sondages. Cette tyrannie est certes soft, mais bien réelle, insidieuse et hautement pernicieuse.

Cette tyrannie est encore plus flagrant pendant notre présidentielle 2017, qui se fait nous l'avons déjà dit en septembre 2016 sous l'égide de Jupiter en Balance qui voit son énergie, d'équilibre et de justice dévoyée en format XXL (Jupiter représente l'exagération, les excès, les mensonges), par Uranus la planète des médias, des contradictions, des effets de sidérations, et des volte-face, mais aussi de l'autoritarisme en opposition en Bélier, avec de surcroît un carré à Pluton l'astre des manipulations, de l'argent, des coups tordus.

Sans oublier l'autre grand cycle du moment dont nous avons beaucoup parlé dans notre article intitulé " Une présidentielle au rythme des affaires Saturne/Neptune le cycle des magouilles, et des embrouilles, comme celui des faux prophètes.

Ainsi le citoyen lambda qui voit qu'un sondage dit que tel candidat ou tel sujet à un pourcentage significatif d'opinion favorable, va à la longue se conformer à cette opinion car la masse à toujours raison. C'est en ce sens qu'on rejoint la prophétie d'Alexis de Tocqueville.

 

Cette stratégie de conditionnement psychique de longue haleine, aidé par la fonction abêtissante de certains programmes de télévision culturellement pauvre qui  comme le disait Patrick Lelay en son temps aide "à préparer notre cerveau à de l'espace disponible pour la publicité", sans oublier des programmes scolaires depuis des années au rabais, aident aussi  très certainement à avaler ces mensonges sondagiers.

Ce procédé fonctionne surtout sur les esprits les plus influençables et dans une certaine mesure les moins politisés car la majorité a toujours raison.

En revanche les esprits plus indépendants, récalcitrants, les personnes qui réfléchissent, et font appellent à leur intuition, ou cherchent encore à se documenter, et comprendre les vérités mêmes si elles dérangent le politiquement correcte, sont systématiquement marginalisés par un procédé vraiment machiavélique.

La stratégie de les exclure, voir les diaboliser est une technique subtilement et savamment employée par nos communicants pour finir en fin de compte par les minorer y compris vis à vis de leur proche si d'aventure ils se mettaient à développer des idées iconoclastes donc différente de la majorité.

Quelqu'un qui pense que tel candidat propose logiquement un programme intéressant et utile pour lui et sa famille, se trouvera naturellement découragé de voir qu'il n'a aucune chance à cause des sondages qui donne son candidat favori constamment perdant, quand il n'est carrément absent de l'offre.

C'est Philippe Devilliers anciennement politique qui a avoué avoir acheté les instituts de sondages pour faire grimper le curseur des sondages. Il était à l'époque associé à Jimmy Godlmith un milliardaire et cela lui avait plutôt bien réussi puisqu'il avait en effet fini 3e du scrutin aux européennes en 1994, alors qu'il avait eu toutes les peines du monde à décoller au début.

Alors l'électeurs finira bon an mal an par s'orienter vers un candidat par défaut. C'est le fameux vote utile dont parle tant  les médias, et qui depuis des années fait tant de mal, et nous a amené là au stade où nous en sommes.

Le constat est affligeant la plupart de nos compatriotes l'ont fait, nous avons élu pendant 40 ans des dirigeants qui ont mené des politiques dont le peuple n'a jamais réellement voulu, tout simplement parce qu'ils ont constamment voté à l'insu de leur plein gré.

C'est en ce sens que l'on a pu parler de prédictions auto-réalisatrices.

C'est ainsi par exemple que sur les élections présidentielles de 2007 et 2012, la machine a distribuer des sondages en veux tu en voilà pendant des mois, voir des années propulse en pôle position dans les sondages leur candidat. Tout cela saupoudré  de commentaires clairement orientés des journalistes. Tout ceci fini à la longue par les installés dans les esprits comme potentiels vainqueurs. Ce qui se réalise in fine.

L'outil des primaires dites citoyennes directement importées des Etats-Unis, qui n'a à priori rien à voir avec l'esprit de la Ve République est venu parachever le dernier étage de la fusée du marketing politique.

Les primaires ont réhabilité à la mode du XXIe siècle le suffrage censitaire. Certes la somme demandée à l'électeur est modique, mais devant le désamour et la défiance des électeurs pas très politisés ou désabusés par le déferlement de toutes ces affaires qui se sont abattus sur le paysage politique français, a pour fonction d'écrémer certaines catégories sociales d'électeurs au détriment des plus populaires. Les plus pauvres sont ainsi exclus de fait des affaires publiques. En étant pas ou très peu représentés ils échappent

Sous prétexte de défaut de leadership des candidats et d'un Front National très haut (qui cela dit en passant est utilisé comme repoussoir pour garder le pouvoir aux mêmes), on a introduit un scrutin préliminaire organisé par les partis politiques eux-mêmes, où le système médiatico-politique sous couvert de plus de débat démocratique choisissait son champion par la même stratégie énoncée plus haut.

La plus grande supercherie pour éliminer des nouveaux candidats susceptibles d'apporter un souffle nouveau à la démocratie par leur idées innovantes, c'est de les placer dans les sondages très bas, et de propulser d'emblé le candidat dit de l'Establishment très haut .

Et si cela ne suffit pas pour dissuader l'électeur de voter pour le candidat inédit, les projections des sondages montrent que c'est le candidat du système sans le dire biensûr, qui a le plus grandes chances non seulement de gagner la primaire, mais également de battre l'adversaire de l'autre parti, et donc de se faire élire.

C'est ainsi qu'en 2011 au moment de la première primaire citoyenne du PS, après le forfait judiciaire de DSK, François Hollande est soudainement passé d'un pourcentage d'opinion favorable négligeable au statut de champion des sondages.

Je vous invite à lire l'article du Point du 8 septembre 2012, où Jean-Luc Mélenchon s'en était faussement étonné.

L'actuel candidat de la France insoumise, faisant à l'époque campagne sous la houlette du Front de gauche évoquait je cite: " une "surévaluation" de la situation du député de Corrèze et avait ironiser en parlant dans la presse de miracle sondagier qui favorisait le candidat PS, immédiatement après l'empêchement de Dominique Strauss-Khan. L'eurodéputé déclarait encore: "C'est miraculeux parce qu'à peine Strauss-Kahn était-il écarté de la scène que, touché par je ne sais quelle main invisible de la grâce, le même nombre de gens a choisi entre 6 candidats François Hollande; Il renchérissait en disant: " Et voici ce Hollande miraculé qui ressort du néant, où il était, et qui caracole en tête avec des idées très neuves: réduire le déficit, comprimer les dépenses et faire respecter la discipline".

Pourquoi a t-il été donc été lui plutôt qu'un autre soudainement propulsé en avant et touché par la grâce de cette main invisible à laquelle faisait allusion le candidat Mélenchon de 2012, c'est tout simplement parce que dans la stratégie politique et personnelle de carrière de François Hollande il a réussi à convaincre le monde des médias désormais totalement aux mains des puissances d'argent qu'il serait le candidat capable d'opérer ce grand écart entre défendre l'intérêt de cette caste, en menant la politique voulu par les puissants, à savoir, l' austérité, la réduction de la dette, dont l'essentiel est défini en amont par la commission de Bruxelles.

On sait aujourd'hui que cette feuille de route s'appelle le GOPE. L'actuel chef de l'état ne pouvait que décevoir ses électeurs et sympathisants de gauche.

Astrologiquement nous avions expliqué dans plusieurs posts comment François Hollande avait réussi à séduire la presse. La première des journalistes ne fût elle pas sa première compagne Valérie Trierweiller? Bien qu'il se soit séparé de la journaliste assez tôt dans le quinquennat, les déclarations d'amour à la presse semblent avoir continué ensuite si l'on en juge par le témoignage d'Aude Lancelin ex directrice du nouvel observateur.

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François Hollande est même allé disait célèbre le publiciste Jacques Séguéla jusqu' à maigrir pour certes se présidentialiser, mais également incarner physiquement cette austérité et cette volonté de réduire la dette.

 

Quelques mois avant la sordide affaire du Sofitel où DSK devait sombrer, Jean-Pierre Raffarin déclarait déjà le 21 février 2011, dans le Figaro: «François Hollande serait le candidat le plus dangereux.» «Ses positions courageuses l'ont fait entrer dans la catégorie des hommes d'État» (alors que François Hollande était largement distancé dans les sondages à l'époque Martine Aubry et Dominique Strauss-Khan).

 

Il était littéralement adoubé par ceux qui étaient sensés être ses adversaires politiques comme pour préparer le terrain, au futur atterrissage de François Hollande une fois DSK hors-jeu!!!

 

Tout cela rappelle beaucoup l'affaire Fillon?

 

En tout cas à l'époque j'ai le souvenir que la machination sondagière avait bien fonctionné, puisque bien que de nombreux militants et sympathisants PS, avec qui j'avais eu l'occasion de dialoguer voulait voter Arnaud Montebourg qui portaient à l'époque de vraies convictions et un programme bien construit "la démondialisation".

 

Ces électeurs s'étaient démobilisés en voyant que les sondages indiquaient que c'est François Hollande qui avait le plus de chance de battre Nicolas Sarkozy devenu indésirable. C'est finalement  à contre cœur et sans enthousiasme que beaucoup d'électeurs de la primaire avaient changé leur voix, pour apporter leur suffrage à l'ancien Député de Corrèze qui est devenu depuis notre chef de l'état.

 

François Asselineau actuel candidat à la présidentielle qui fait campagne sur le FREXIT, avait déclaré à l'époque où il n'avait pu obtenir ses parrainages devant les caméras sur le plateau d'i-tv le 9 mars 2012, soit 44 jours avant le scrutin, que c'est bien François Hollande qui serait élu et qu'il ferait le même programme que Nicolas Sarkozy. Il avait parlé de prophéties auto-réalisatrices des sondages à force de matraquage sondagier, et il avait eu raison sur toute la ligne. (Voir la vidéo ci-dessous).

 

 

Entre temps la boule de cristal des sondages c'est quelque peu fracassé sur le mur des réalités.

 

 La machine médiatique est devenu soudainement hystérique,  pour conjurer le mauvais sort des élections qui n'a pas fait cette fois sortir des urnes leurs candidats, elle a  multiplié les manipulations aussi grossières que mensongères.

 

Ce qu'on nous présente comme de vulgaires erreurs, ne sont qu'en réalité des tentatives de putch électoraux de sa version  subliminale.

 

A titre d'exemple pour l'élection américaine à quelques heures du scrutin les sondages, les médias nous donnaient Hillary Clinton vainqueur à 90% contre Donald Trump.

 

 

Pour le Brexit pendant des semaines avant, pendant et même après la propagande fût incessante auprès de l'opinion publique française pour bien marteler que ce n'est pas bien d'avoir voté Trump et le Brexit en prévision justement des futures élections françaises à venir.

 

Mais le peuple n'a t-il pas toujours raison par définition, même s'il fait les mauvais choix? C'est le principe de base de la démocratie non?.

 

Pour les primaires de la droite et du centre j'ai suivi avec beaucoup d'attention le processus et nous avons pu constater que c'est pendant près de 2 ans qu'Alain Juppé faisait la course en tête dans les enquêtes d'opinion qui nous étaient présentées.

 

Mais on sentait bien que les électeurs de droite voulait François Fillon pour son programme et pour l'image qu'il véhiculait.

Ce choix s'est imposé dans les tous derniers jours aux instituts de sondage qui n'ont pu faire autrement que de rétropédaler dans les derniers jours après les débats pour acter le fait que malgré le matraquage incessant les électeurs étaient majoritairement déterminés à voter pour le Député de Paris. Nous l'avions pressentis (lire ou relire notre publication du 26 janvier 2017).

 

Après deux déconvenues les instituts sur le Frexit, Trump et même le référendum Grec les instituts n'ont pas eu d'autres choix que de trouver une astuce pour masquer l'arnaque et publier à la fin les vrais enquêtes ce qui a donné l'impression d'une remontée spectaculaire du candidat à la présidentielle, qui l'a emporté haut la main.

 

Nous avions relevé le même procédé sur les primaires du PS du mois de janvier, où Manuel Valls était constamment placé en tête dans toutes les enquêtes d'opinion. C'est lui qui était supposé non seulement s'imposer aux primaires. Il était sensé être le mieux placé pour une fois devenu le candidat légitime et officiel du parti, être le mieux placé pour faire de la concurrence au candidat de la droite.

 

Mais déjà un autre coup à 3 bandes comme au billard, ou le coup de la fourchette que les joueurs d'échecs connaissent bien qui consiste avec le cavalier à prendre le fou, ou la Reine se  préparait.

 

Emmanuel Macron qui incarne la même politique à peu de chose près qu'Alain Juppé ou Manuel Valls, avait déjà démissionné sans que cela ne suscite pas beaucoup de remous au PS, et au gouvernement pour quelqu'un qui était sensé jouer Brutus qui poignarde César.

 

Si le départ du candidat d'En Marche qui venait de fonder son mouvement avait réellement trahi les siens ceux qui lui ont donné le gîte et le couvert dans la maison "solférienienne" et surtout "elyséenne" aurait dû crier au scandale.

 

Mais non finalement même Ségolène Royal a dit qu'il fallait respecter cette liberté. Sa démission prématurée du gouvernement n'a pas suscité plus d'émoi, ni d'éclat de voix que cela.

 

Tout a été orchestré car le système qui a entre temps tiré les leçons des scrutins où le peuple se rebiffe et se décide soudainement à ne plus voter selon ce que leur indique les sondages, mais de plus en plus selon leur conviction pour certain, ou pour d'autre par un vote de défiance. (C'est la stratégie du dégagisme qui consiste à sortir les sortants), il fallait trouver une parade au cas où les candidats qui peu ou prou voulaient faire perdurer la même politique étaient défaits.

 

C'est ainsi qu' a dû germer auprès des forces obscurs plutoniennes l'idée qu'un plan anti-Fillon pas assez européiste à leur yeux, compte tenu des enjeux qui se resserrent, et son passé "noniste" à Maastricht en 1992. Il fallait à tout prix  dégager l'horizon politique d'Emmanuel Macron, ou le cas échéant Bayrou qui se tenait près, avant qu'on lui intime de renoncer. Ou d'un plan B retour de Juppé.

 

La preuve la plus patente que les dés sont pipés, c'est que même lorsqu'un vote passe et qu'il n'est pas conforme à leur souhait, nous l'avons vu avec  le traité de Lisbonne rejeté pourtant  par la majorité du peuple français en 2005, a été  réécrit en 2008 en congrès dans le dos des français.

Dans la même lignée nous avons eu cette année  des participants aux primaires du PS, qui ont renié leur engagement à soutenir le vainqueur ce qui vous en conviendrez n'est vraiment pas un gage d'honnêteté intellectuelle et surtout politique. Ce sont de véritables trahisons démocratiques sans noms.  Une militante portera d'ailleurs plainte pour s'être fait flouée lors de ce scrutin.

 

En conclusion, je vous inviterai simplement à voter selon vos convictions profondes, avec le cœur plutôt qu'en écoutant les sondages. Mais surtout voter, car c'est un droit, chèrement acquis au prix de lutte fratricide de nos aînés. L'offre politique est large cette année, l'abstention ou le boycott sont inutiles puisqu'au aucun quorum minimum du nombre de participants minium n'est fixé pour invalider une élection. Cela veut dire que si sur 47 millions du corps électoral 1 millions de personnes devaient se déplacer aux urnes (ce qui n'arrivera pas je prends un cas extrême), le vote serait valide, même si publiquement nos responsables verseront sans doute comme ils le font à chaque fois des larmes de crocodiles pour déplorer l'abstention, alors qu'en leur for intérieur certains le cherche pour décider entre soi et gens du même monde.

C'est mon message citoyen avant ce scrutin historique!!!

 

Rédigé par Yanis Voyance Astrologue

Publié dans #Politique & Astrologie

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GOUVERD 24/04/2017 13:26

Bonjour Yanis,

Perdu....J'aurais préféré vous dire félicitations! nous espérions tant que FFillon gagne.

Bonne journée

Cordialement

Frederic

Yanis Voyance Astrologue 24/04/2017 18:34

Bonjour Fredéric, vraiment navré de vous avoir fait une fausse joie!!! Merci pour votre mot plein de bienveillance bien à vous Yanis