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Respecter la vie animale : un enjeu moral, sanitaire, écologique et spirituel

Publié le par Laurène Baldassara

Respecter la vie animale : un enjeu moral, sanitaire, écologique et spirituel

De compagnie ou d’élevage, l’animal est trop souvent relégué à la catégorie de chose, n’ayant pas le pouvoir de la parole et donc dénué d’intelligence et d’existence propre.

Le Droit français lui-même le considérait jusqu’ici comme un bien meuble ordinaire au même titre qu’une table ou qu’une voiture (article 528 du code civil). Depuis le 28 janvier 2015, il a été intégré que « Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité » (article 515-14 du civil). Un nouveau statut reconnu à nos animaux de compagnie qui était déjà reconnu aux animaux d’élevage dans le code rural. Une avancée juridique certes mais surtout une avancée symbolique car les animaux domestiques reste soumis au régime des biens. Par ailleurs, cela ne remet pas en cause l'élevage intensif, les corridas, les combats de coqs, ni les expérimentations scientifiques et médicales.

Au-delà, le véritable changement dans la considération de l’animal ne peut arriver que par vous, que par nous tous, dans nos comportements individuels en tant que propriétaire d’un animal de compagnie comme dans notre rôle de consommateur alimentaire.

Les animaux de compagnie : je t’aimerai comme moi-même

Si l’on vient de reconnaître la capacité à l’animal d’être doué de sensibilité, on peut parfois se demander si l’humain en est pourvu.

Les affaires de mauvais traitements commis sur des animaux domestiques sont nombreuses, sans compter tous les cas qui n’arrivent pas dans une cour. L’article 521-1 du Code pénal punit les sévices graves ou actes de cruauté commis sur un animal domestique d’une peine de 2 ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende. Il en est de même pour un abandon.

Pourquoi en arrive t on là ? Par manque de conscience sans doute. Certes un animal ne parle pas. Est-ce que cela veut dire qu’il ne pense pas ? Qu’il ne ressent pas ? On dit que les yeux sont le miroir de l’âme. Regardez un animal, quel qu’il soit et vous comprendrez … Nul besoin pour lui de parler car tout est là, dans son regard.

Accueillir un animal dans sa vie et sa maisonnée doit être un acte muri et réfléchi. Ce n’est pas une peluche et cela relève de notre responsabilité individuelle de l’enseigner à nos enfants. Ce n’est pas parce qu’un être est petit, qu’il est dépendant de nous et qu’il ne parle pas que cela donne à quoiquonque le droit de lui faire subir ce que l’on veut, par jeu ou par mouvement d’humeur.

C’est par là que commence le respect ! Nous demandons tous à être vu, considéré et respecté n’est-ce pas ? Alors commençons déjà par le faire nous-même, vis-à-vis des êtres qui nous entourent, qu’ils aient 2 ou 4 pattes !

Offrir un petit chien à ses enfants pour les aider à accepter le divorce de leurs parents ? Faire cadeau à une amie d’un petit chat pour noël sans l’avoir consultée avant ? Quel message envoyez-vous en faisant cela ? On peut échanger un pull ou un jouet, pas un animal. C’est là une décision importante car avoir un petit être à vos côtés vous apportera des joies immenses mais il vous demandera aussi de vous acquitter de certains devoirs (le sortir, l’entretenir, payer les frais vétérinaires, ….)

Ne perdez jamais de vous que votre compagnon est vivant, qu’il ressent vos chagrins, votre colère et que comme vous, il peut être triste et souffrir. Traitez-le comme vous aimeriez être traité, et vous attirerez de la part du monde qui vous entoure cette même considération.

Les animaux de ferme et d’élevage : Je ne te mangerai pas

Depuis tout petit, nous avons toujours entendu dire que manger de la viande, « c’est bon pour la santé et pour bien grandir » ! Par ailleurs, consommer de la viande est une marque sociale encore considérée en tant que telle de nos jours.

Pourtant, sans doute plus aujourd’hui que jamais, nous avons toutes les raisons de monde d’arrêter ce comportement carnivore. Parmi celle-ci, je vous propose de découvrir 4 bonnes raisons pour arrêter de se nourrir des animaux.

àJ’arrête de me nourrir de la mort des autres

« L’homme est véritablement le roi de tous les animaux, car sa cruauté dépasse celle des animaux. Nous vivons de la mort des autres. Nous sommes des tombes marchantes ». Voilà ce que disait Léonard de Vinci.

Depuis son époque, rien n’a changé. En ingurgitant une viande, que mangez-vous si ce n’est le cadavre d’un être qui fut jadis vivant. On fait manger souvent aux enfants le fameux mélange coquillettes / jambon / gruyère, mais savent-ils vraiment ce qu’est le jambon ? Pour la majorité des enfants, le jambon est simplement un produit vendu en tranches avec un code barre dessus, sans qu’ils fassent le lien avec l’animal dont cette viande est issue. Posez la question à vos enfants et vous verrez que le plus souvent ils ne sont pas conscients de manger un canard, un cochon, un poulet …. Quand ils le savent certains enfants peuvent même être choqués à l’idée de manger l’une de ces petites créatures et repousser l’assiette !

Je vous invite d’ailleurs à regarder cette vidéo édifiante (en cliquant sur le lien ci-dessous en fin de publication) :

La vérité sort de la bouche des enfants. Ce sont eux qui feront le monde de demain, voilà pourquoi il est important qu’ils aient cette conscience de la place de l’animal et de ce qu’il est. Il n’appartient qu’à nous, adultes, de leur montrer la bonne attitude à avoir pour le plus grand bien de tous …

àJ’arrete de causer la souffrance

Les méthodes d’élevage sont bien différentes du temps ou nos grands-parents habitant la campagne élevaient quelques animaux pour nourrir la maisonnée. Certes, ils étaient élevés et abattus mais ils avaient droit à une véritable vie, à l’air libre avant d’arriver dans nos assiettes.

L’élevage intensif, pour répondre à une demande de plus en plus importante, abat ces animaux de plus en plus tôt et le peu de temps qu’ils ont, est une vie de souffrance et d’enfermement.

Quand vous achetez des œufs de poule élevées en cage (indiqué par le chiffre 3 sur les coquilles), vous savez alors qu’ils proviennent d’une poule qui n’a jamais vu et ne verra jamais le jour, confinée dans des cages exiguës. Les poulets eux aussi ne voient pas la lumière du jour, nourris intensivement, ils en viennent à ne plus pouvoir se déplacer tant ils sont lourds sur leurs pattes.

Les plupart des porcs quant eux passent toute leur vie en bâtiment, sur des caillebottis. Pour regaler les papilles des consommateurs à l’approche de Noel, canards et oies sont enfermés et maintenus pour pouvoir être gavés sans répit. Imaginez quelques instants le stress et la douleur qu’ils ressentent …. Voudriez-vous d’une telle vie ?

Manger une viande, même si cela est prétexte à passer un moment familial et convivial, c’est aussi être la cause de cette souffrance car quand vous achetez une barquette ou une boite, vous indiquez qu’il y a une demande et le nécessaire sera immédiatement fait pour venir la remplacer dans les étalages…

Faire souffrir ou ne pas faire souffrir … Voilà la véritablement question à se poser !

J’arrête de causer un désastre écologique et sanitaire

Nous produisons de plus en de viande, 5 fois plus au niveau mondial que dans les années 1950 avec 65 milliards d’animaux abattus par an.

Cette demande croissante a entrainé un développement des modes de production. Produire plus pour vous vendre plus, quelles que soient les conséquences, voilà le credo des industriels.

Cette production intensive et irraisonnée à des conséquences qui finiront par nous couter très cher ….

-l’eau : L’élevage bovin notamment demande des quantités d’eau importantes, bien plus que pour la culture de fruits et légumes. Dans un monde où des régions entières n’ont pas accès à l’eau, que faisons-nous de ce bien si précieux qui se raréfie ?

Par ailleurs, cet élevage entraine une pollution de l’eau à cause des rejets d’engrais et de pesticides utilisées pour les cultures destinées à nourri les animaux. Pour exemple, le phénomène des algues vertes observé en Bretagne est une conséquence directe de l’élevage intensif de porcins.

-l’air : De plus, comme nous le savons, les émissions de gaz à effet de serre sont responsables du réchauffement climatique. Or, nous assistons à une augmentation de ces émissions de gaz dans laquelle la production est pour beaucoup à cause de l’utilisation d’engrais pour les cultures destinées à nourrir ces animaux mais aussi à cause de la digestion des ruminants.

-les cultures : On estime que pour produire 1 kg de viande, il faut entre 7 et 12 kilos de céréales. Pour nourrir ces millions d’animaux, 70 % des terres cultivables mondiales sont exclusivement utilisées pour cultiver blé, maïs et orge OGM pour leur consommation.

-la déforestation : Les arbres sont le poumon de l’humanité, sans eux nous ne pourrions survivre ! Pourtant, devant trouver de nouvelles terres de cultures, des déforestations massives se font, notamment au Brésil. On estime 70 % de la déforestation actuelle est due à ces cultures.

-notre santé : Pour accroitre le rendement et la rentabilité, les animaux doivent être abattus de plus en plus tôt et bien entendu de plus en plus cher. Il faut donc augmenter leur poids et pour cela rien de très naturel ! L’utilisation d’hormones de croissance et d’antibiotiques est devenue chose quotidienne.

Et devinez où est ce que ces produits finissent ? Dans votre assiette et donc dans votre corps et celui de vos enfants !

Je vous invite à regarder cette courte vidéo réalisée par le monde qui vous expose très simplement pourquoi nous faisons notre propre malheur en poursuivant l’élevage intensif : (cliquez sur le lien en fin de publication)

J’arrête de renier ma nature divine

C’est là une raison qui parlera peut être plus à certains qu’à d’autres mais qui mérite d’être entendue par tous …. En tant qu’humains, nous avons la sensation d’être tous différents et nous vivons le plus souvent dans de petites bulles. L’autre est diffèrent, l’autre ne me comprend pas, l’autre n’est pas moi ….

Pourtant, toutes celles et ceux qui ont fait une démarche de compréhension de ce qu’ils sont vraiment au fond ont touché u doigt cette notion si essentielle : nous sommes tous 1, réunis dans un même tout !

L’autre est un reflet de moi. Quand j’aide l’autre, je m’aide moi-même et quand je blesse l’autre, je me blesse moi-même. Et l’animal dans tout cela ? C’est un être à part entière, une âme, qui vit comme chacun d’entre nous une expérience terrestre. Le malmener, le maltraiter et le tuer, c’est aussi renier ce qui fait votre humanité, c’est fermer la porte à l’être lumineux que vous êtes par nature.

En ouvrant cette porte en soi, on ressent comme une évidence le besoin de changement pour respecter la vie sous toutes ses formes. Respecter sa propre vie en ne mettant pas dans son corps celui d’une autre être, qui plus est avec les produits chimiques qu’il contient ni les souffrances toujours présentes énergétiquement en lui. Respecter la vie de chaque animal parce qu’à un niveau plus subtil, il est une part et un reflet de vous-même …..

J’espère que cet article vous donnera des éléments de réflexion afin de, peut-être, reenvisager votre perception sur le monde animal et vos comportements sociaux et alimentaires. Qu’il vous amène, non pas à vous culpabiliser, mais à vous éveiller pour le meilleur de vous-même et de ceux que vous aimez, à développer et pratiquer ce que l’on appelle l’AMOUR …

Votre voix compte et il suffit parfois qu’un seul homme se lève pour que s’élève toute une foule, alors élevez-vous !

Laurène Baldassara

Médium spirituelle et thérapeute

Maître-enseignant de reiki
Praticienne en lithothérapie et sonothérapie

06.88.14.16.16

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